jeudi 24 avril 2014

Vivre ensemble quand des siècles et des mondes nous séparent

Comme vous, sans doute, j’ai été émerveillé d’apprendre l’existence d’une exoplanète qui réunit manifestement toutes les conditions pour accueillir la vie. Située à 500 années-lumière de la terre, je vis dans mes rêves ses habitants nous reluquer à travers un super télescope (ils sont évidemment très avancés sur nous). Compte tenu de la distance, nous sommes en 1514 et ils se délectent probablement des funérailles d’Anne de Bretagne ou du mariage de Claude de France avec celui qui deviendra François 1er.  Certes je suis un peu chauvin, ils peuvent aussi regarder ailleurs qu'en notre royaume.
La lubricité : une constante espace-temps ?

Sitôt après, mon imagination fertile se mit à juxtaposer pêle-mêle tous ces êtres qui font de notre monde une telle complexité que bien malin celui qui peut prétendre disposer de la solution d’une harmonie universelle et durable. Jugez plutôt : ceux qui cherchent de nouvelles planètes capables d’accueillir la vie. Ceux qui pensent que les dinosaures n’ont jamais existé, pas plus d’ailleurs que Neandertal ou Cro-Magnon et qui croient descendre tout droit d’Adam et Eve. Ceux qui inventent des cœurs artificiels et des prothèses qui rendent la vue, l’ouïe, les membres… Ceux qui croient que l’arbre de la connaissance est un pommier cultivé par un serpent. Ceux qui croient qu’en explosant un avion contre une tour de Manhattan, ils seront accueillis au paradis avec mille vierges par personne en guise de cadeau de bienvenue. Ceux qui n'y croient pas mais qui pensent qu'une vierge peut être donnée en cadeau. Ceux qui font reposer leur vie sur une croyance. Ceux qui font reposer leur vie sur le raisonnement. Ceux qui croient ou raisonnent selon ce qui les arrange. Ceux qui font encore du feu en frottant deux bouts de bois. Ceux qui utilisent un briquet et qui ne savent pas faire du feu. Ceux qui...

Finalement, avec toute cette hétérogénéité contemporaine, notre humanité semble un condensé d’espace-temps où il n’est nul besoin d’années-lumière pour voyager dans les siècles. 

Et il faut arriver à faire vivre tout ce petit monde ensemble. Quelle tâche ! 


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Plus la beauté prendra de place moins il en restera pour la barbarie

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