mercredi 4 juin 2014

Journalisme, populace et réforme territoriale

Je voudrais livrer à mes fidèles lecteurs, en rappel de mémoire pour les uns, en découverte pour les autres, et en me limitant à la première et la dernière strophe bien que toutes soient du même niveau truculent, la ballade des gens qui sont nés quelque part de Georges Brassens.

Je veux dédier ce post à tous ces français bien de chez nous qui s'expriment chaque soir de la semaine aux micros trottoirs objectifs tendus par notre presse professionnelle, intelligente et cultivée pour commenter la réforme territoriale. Avec un petit accessit particulier à cette femme du Languedoc-Roussillon qui expliquait que les gens de Midi-Pyrénées étaient des étrangers qui n'avaient pas les mêmes coutumes et les mêmes pratiques.

C'est vrai qu'ils sont charmants, tous ces petits villages
Tous ces bourgs, ces hamaux, ces lieux-dits, ces cités
Avec leurs chateaux forts, leurs églises, leurs plages
Ils n'ont qu'un seul point faible, et c'est d'être habités
Et c'est d'être habités par des gens qui regardent
Le reste avec mépris du haut de leurs remparts
La race des chauvins, des porteurs de cocardes
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part

Mon Dieu qu'il ferait bon sur la terre des hommes
Si l'on n'y rencontrait cette race incongrue
Cette race importune et qui partout foisonne
La race des gens du terroir, des gens du cru
Que la vie serait belle en toute circonstance
Si vous n'aviez tiré du néant ces jobards
Preuve peut-être bien de votre inexistence
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part

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Plus la beauté prendra de place moins il en restera pour la barbarie

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