mardi 17 juin 2014

Philanthropie et Dignité

Il parait qu'il y a un homme qui ne sait pas quoi faire de son argent.
Il parait que cet homme réunit quelques petites sommes qu'il cache çà et là.
Il parait qu'ensuite il publie des indices sur Twitter.
Il parait que des milliers de gens se mettent frénétiquement en chasse de cet argent.
Il parait que cet homme est un philanthrope.
Il parait que ces gens sont dignes.

Définition du mot "galvauder" selon le Larousse : "Compromettre quelque chose, le déshonorer en en faisant mauvais usage ; le gaspiller, en particulier en le répandant partout à toute occasion."

2 commentaires:

  1. Enrique Cuevas18 juin 2014 à 06:29

    Votre épaisse fibre humaniste vous empêche de saisir toute la subtilité de la frénésie mercantile et de la soif de notoriété de l'ère des TIC.
    Et vous méconnaissez le concept de soumission librement consentie dans laquelle nous sommes tous susceptibles de baigner à l'occasion.
    Que peut peser la dignité face à l'une des industries les plus puissantes du monde ? Je veux parler de celle du jeu vidéo.
    Car il s'agit en l'espèce d'un jeu vidéo grandeur nature comme il existe des jeux de rôle grandeur nature par opposition aux jeux de salon.
    En effet, le milliardaire philanthrope a dû en avoir assez de jouer avec sa Play Station ou sa Xbox et a donc décidé de faire un jeu vidéo (filmé de partout) avec de vrais gens (ça a plus d'allure que des vulgaires avatars...) et contrôlé par les réseaux sociaux (sa manette).
    Le scénario est certes sommaire et les motivations des acteurs/joueurs manquent encore d'ambition mais c'est une première. Comme le fut en son temps un certain Loft où nous pûmes baigner nos regards voyeurs...
    Nul doute que le concept sera affiné prochainement avec toute la subtilité de la production internetovisuelle. Et le milliardaire généreux se retrouvera à gagner encore plus d'argent qu'au départ. Il faudra alors qu'ils trouve d'autre moyens "d'aider" ses concitoyens...
    Panem et circenses
    Il n'y a que la forme qui change et des humains qui restent invariablement emprisonnés.
    Ceux-là sont condamnés aux cycles de réincarnation.
    En attendant le ballon rond tourne toujours...

    ;-)

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  2. Cher Enrique, vos passages commentés sur ce blog sont un régal dont je ne me lasse pas. 2 fois par an nous avons les images des soldes avec nos concitoyens se vautrant à plat-ventre sous les grilles de quelque grand-magasin puis courant de façon effrénée pour se jeter et s'asseoir prestement sur une machine à laver ou l'emballage d'un gigantesque téléviseur (burp... désolé je viens d'avoir un haut-le-cœur en racontant l'histoire). Vous avez raison, j'ai encore un peu de mal à apprécier la subtilité de la frénésie mercantile.
    Bien vu le jeu vidéo grandeur nature ! Ah, au fait, je vous ai attendu à la terrasse du café en face le stade. Figurez-vous que j'ai pensé à vous dimanche soir. Ma délicieuse épouse a souhaité que nous regardions le match... moi qui n'avais même pas assisté à la finale 98... Et bien cette fois-ci j'ai regardé. Je vais de ce pas me plonger dans le sujet du bac ES "Suffit-il d'avoir le choix pour être libre ?"... vaste programme !

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Plus la beauté prendra de place moins il en restera pour la barbarie

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