dimanche 24 mai 2015

Quand kachou me fait de la peine

Le 19 mai dernier, Claude Bartolone a publié sur son site un texte intitulé "Exploiter le malheur pour répandre la haine". Beau texte il faut le dire, auquel je souscris totalement. 

En bon porte-valise et porte-voix qu'il est, kachou, toujours en mal de sortir la moindre idée originale de ce qui constitue son cerveau, s'est empressé, le même jour, de publier ledit texte sur son propre blog. N'attendez pas en effet du vice-président du conseil regional Ile-de-France la moindre réflexion ou analyse d'une situation quelconque, y compris si elle concerne son champ de compétence, il en est incapable. D'ailleurs, placer kachouri et compétence dans la même phrase relève de l'oxymore. C'est malheureusement souvent le cas quand on confond engagement politique et déroulement de carrière. J'aurai l'occasion de revenir sur cette perversité de notre démocratie qui n'est pas étrangère à la profonde crise de confiance que nous vivons aujourd'hui. A cet égard, le vote pour le congrès du PS en est une cruelle illustration. 

Conscient donc de ses insuffisances, bartolonette publie les écrits des autres et en premier lieu, bien sûr, ceux de son patron. Nous avons vu que cet empressement n'est pas toujours de bon aloi et qu'il arrive à des publications de s'évanouir comme par enchantement. Si les lapins des magiciens disparaissent d'un coup de baguette magique, les publications de kachouri disparaissent, elles, sans doute, d'un coup de pied au cul. 

C'est que, si l'intelligence n'est pas le premier mot qui nous vient à la bouche lorsqu'on évoque kachouri, la ruse en revanche compense abondamment ce déficit. La façon qu'il a de publier les textes des autres, peut souvent, en effet, pour le lecteur pressé et inattentif, laisser un doute sur l'identité de l'auteur. Nous avons eu à maintes reprises l'occasion de le démontrer et de le dénoncer. S'agissant du texte de son mentor, c'en est à la fois triste et comique. Exemple : Voici la présentation du texte de Bartolone sur le blog de sa bartolonette.


Jusque-là, rien à dire... maintenant observez la fin de l'article :

L'image est intéressante. Bon, je vous laisse apprécier sur la droite le genre de photos affligeantes qu'il publie. A se demander d'ailleurs si son quotidien n'est pas davantage dans les sauteries diverses avec son mentor plutôt qu'à la tâche au conseil régional vu que ce n'est pas non plus à et pour Neuilly sur Marne qu'il consacre le plus clair de son temps. Mais bon... ceci explique sans doute cela.

A propos d'affligeant, notez la signature  en bas du texte. On me dira ce n'est pas une signature. Alors c'est quoi ? Puisque dessous il est noté Publié par Abdelhak Kachouri ! (sic)

En tout état de cause, je vous jure que pour la première fois cet homme m'a fait de la peine. Quand on n'a rien, aucune réalisation à présenter, aucune analyse originale qui puisse enrichir la réflexion collective. Bref, quand on a pour seul talent que la servitude à quelque personnalité qui en récompense d'une servilité zélée donnera quelque médaille en chocolat et quelque poste mûrement choisi en fonction des intérêts du mentor, il ne reste qu'à lister ses titres à la Prévert pour créer l'illusion d'une importance qui ne tient qu'au bon vouloir de ceux qui vous ont placé là où vous êtes. Mais par vous-même, rien, le vide, le néant. Juste pleurer une tête de liste ou des postes qui constitueront les fins de mois que l'absence d'un travail ne peut apporter. Quelle tristesse quand on n'a que le paraître pour exister, quand on court après les honneurs et la notoriété à la façon effrénée et quasi pathologique d'un candidat d'une quelconque téléréalité. Quelle tristesse pour tous ceux qui, au terme d'une vie remplie au service des autres ou de la nation auront été distingués de ce Mérite qui souligne l'engagement de personnes d'abord remarquables par leur humilité. Quelle tristesse surtout pour tous ceux qui méritent cette distinction et qui en sont exclus. Quel pitoyable galvaudage d'une si belle reconnaissance ! Tristesse aussi pour tous les vice-présidents qui ont autre chose à présenter dans leur bilan que des photos de cocktails à des inaugurations. Tristesse enfin pour tous les élus municipaux qui, malgré leur travail souvent situé à l'autre bout de la banlieue, s'engagent pour leur commune, assistent aux commissions, aux manifestations et sont régulièrement présents au conseil municipal.

Mais sans doute n'ai-je pas été le seul à avoir été interpellé et choqué par cette appropriation déguisée puisque... si vous allez désormais sur le blog de monsieur kachouri, voici ce que vous verrez en fin d'article : 

Eh oui ! La signature a disparu ! 

Je laisse à chacun le soin d'interpréter cette volte-face et de mesurer les valeurs réelles de cet individu jamais en peine pour dénigrer ceux qui travaillent.

Une fois encore, la politique en général et la démocratie en particulier n'en sortent pas grandies.


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Plus la beauté prendra de place moins il en restera pour la barbarie

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