mardi 11 août 2015

MH370 - Episode 4 : Toulouse*

Résumé des Épisodes précédents : Vaches maigres, tiroirs-caisses, trouver événement. Morceau d'aile d'avion sur plage réunionnaise. C'est un flaperon de Boeing 777, peut-être celui du MH370 de la Malaysia Airlines qui a disparu le 8 mars 2014 avec quelque 239 personnes à bord et dont on est toujours sans nouvelles ce qui constitue le plus grand mystère de toute l'histoire de l'aéronautique depuis Vercingétorix selon une déclaration officielle d'un commandant de réserve de la gendarmerie nationale, accessoirement et pour quelques semaines encore, vice-président du conseil régional d'Île de France. Pendant ce temps Zartoshte Bakhtiari accuse le maire de Neuilly sur Marne de ne pas prendre la mesure de la gravité de la situation et que si rien ne prouve pour le moment que les jeunes des Fauvettes sont responsables de la disparition du MH370 et bien... rien ne prouve le contraire non plus. Eh oui, c'est vrai quoi ! a-t-il conclu.

20 heures, Julian Buté : "Madame, Monsieur bonsoir, Le flaperon trouvé sur la plage de la côte est de la Réunion va peut-être enfin livrer ses secrets. En effet, ce soir, il va être transporté en métropole pour subir des analyses très poussées qui devraient éclaircir le mystère du vol MH370 si, bien sûr, il était démontré qu'il appartient bien au Boeing 777 de la Malaysia Airline disparu le 8 mars 2014 avec quelque 239 personnes à bord et dont on est sans nouvelles depuis ; ce qui constitue le plus grand mystère de toute l'histoire de l'aéronautique et singulièrement depuis Vercingétorix me précisait encore au téléphone un commandant de réserve de la gendarmerie nationale... Raymond Loiseau, vous êtes notre envoyé spécial, vous êtes au plus près des événements, dîtes-nous ce qu'il en est vraiment."
Raymond Loiseau, au plus près de l'actu comme on dit dans le jargon journalistique, c'est-à-dire, devant l'aéroport à Saint-Denis : "Bonsoir Julian, eh bien oui, je me trouve très précisément devant l'aéroport Roland Garros de Saint-Denis de la Réunion. Le flaperon est parti à 19h15 précises heure de Paris soit environ à 21h15 ici dans un simple vol commercial mais sans passeport. Il est attendu vers 6h20 demain à Orly d'où, escorté par des gardes mobiles, il sera acheminé au centre de la Direction générale de l’armement-Techniques aéronautiques (DGA-TA) à Balma, près de Toulouse pour y subir de nombreuses analyses. On nous signale d'ailleurs qu'un commandant de gendarmerie de réserve, vice-président du conseil régional d'île de France, se serait félicité que des gardes mobiles escortent le débris de l'avion et se rendrait ce soir chez des habitants du Mirail à Toulouse pour discuter avec eux de la politique mise en oeuvre par le gouvernement sur la sécurité des plages réunionnaises. Pour autant, ce voyage fait polémique puisque Zartoshte Bakhtiari a accusé le maire de Neuilly sur Marne de laxisme et a dit que si le quartier des Fauvettes n'était pas ce qu'il est et bien ce ne serait pas la peine de mobiliser des gardes mobiles pour escorter le flaperon."
Julian Buté : "Merci Raymond pour toutes ces précisions. Marie-France Moulard, vous êtes notre envoyée spéciale à Toulouse, alors dites-nous, que peut-on attendre de ces analyses ? Pourront-elles nous dire si le flaperon fait bien partie du MH370 ? Pourront-elles nous dire où l'avion est tombé ? Saura-t-on par exemple ce qu'a mangé le commandant juste avant et si son fils a été reçu au baccalauréat ? Excusez-moi, on m'interrompt,..., heu, non, je rappelle que le commandant de bord n'est pas un commandant de gendarmerie de réserve... Marie-France, c'est à vous. Vous êtes je crois au plus près de  l'actualité ?"
Marie-France Moulard, au plus près de l'actu, comme on dit dans le jargon journalistique, c'est à dire devant la mairie de Toulouse : "Bonjour Julian, et bien oui, je me trouve à Toulouse devant l'hôtel de ville car, comme vous le savez, le centre des Techniques aéronautiques qui dépend de la Direction générale de l'armement est un bâtiment très secret que nous n'avons pas le droit de filmer. Alors que pouvons-nous dire dans la mesure où nous ne savons finalement pas grand chose d'autre qu'un bout d'aile d'avion a été retrouvé sur une plage réunionnaise et qu'il s'agirait d'un flaperon du Boeing 777 MH370 disparu le 8 mars 2014 avec quelque 239 personnes à bord dont on est encore sans nouvelles qui constitue le plus grand mystère de toute l'histoire de l'aéronautique. Ca fait quand même bientôt une semaine qu'on tient avec ça et c'est déjà pas mal. Que peut-on dire deplus avec un peu d'imagination ? Et bien Julian, s'il s'avère que le morceau fait bien partie de l'avion de la Malaysia Airlines cela tendrait à prouver, mais je reste sur le conditionnel, que l'avion se serait bien abîmé en mer car, comment expliquer sinon qu'un morceau de l'avion ait été trouvé dans l'eau. D'ailleurs, j'ai moi-même coupé une patte à un canard (voir épisode précédent) et je vous confirme qu'il ne pouvait plus se déplacer sans se rendre compte qu'il lui manquait une patte. Maintenant, où aurait-il pu tomber ? Quelles informations peut-on relever sur un objet après un séjour de 18 mois en pleine mer, comment doit-on pratiquer ces analyses ? C'est ce que je suis allé demander à Fabien Gazon, Président du CESTRAMO, centre d'études stratégiques de la transhumance des mollusques."
Fabien Gazon est filmé debout devant des aquariums : "D'abord, il faudra faire beaucoup d'essais si on veut réussir, con. On devra revenir sur les fondamentaux. Avoir une attitude aggrrressssive, jouer l'équipe, le collectif. Ne rien négliger dans le débris ni ses avants, ni  ses arrières, ni ses trois-quarts, ne pas se faire pénaliser par une mêlée d'indices, dégager une bonne ouverture, soigner la rapidité sans tomber dans la précipitation pour donner une information solide, con, bien ancrée sur ses appuis, efficace à la sortie d'un essai réussi. Voilà je crois ce qui serait une bonne analyse... con."
Marie-France Moulard : "Merci Monsieur Galzon pour ces précisions. Rappelons que vous êtes président du CESTRAMO et que vous avez récemment publié un livre aux éditions du plafond intitulé "Dis-moi tes birgorneaux ; je te dirai d'où tu viens.". Comme vous le voyez Julian, ces analyses seront extrêmement difficiles. Ce que nous pouvons dire pour le moment en attendant les résultats, c'est que nous serons très probablement confrontés à plusieurs hypothèses. La première est que les analyses confirmeront que le flaperon fait bien partie du Boeing 777 de la Malaysia Airlines. La seconde est que les analyses nous diront que le flaperon ne fait pas partie du MH370. La troisième est que les analyses n'auront pas pu déterminer si le flaperon faisait ou non partie de l'appareil. Ensuite l'analyse de la faune qu'on retrouvera sur les parois nous dira très certainement le chemin parcouru par le flaperon. Par exemple, si on retrouve des bigorneaux ou d'autres mollusques, on pourra déterminer la zone géographique dans laquelle est tombé le flaperon avec toutefois une éventualité que les scientifiques ne pourrons négliger, c'est la possibilité d'une chute préliminaire du flaperon dans un plateau de fruits de mer auquel cas on pourrait, je dis bien on pourrait, constater également la présence de goémons et de mayonnaise mais nous n'en sommes pas encore là. Notons également dans l'étude de la faune accrochée au flaperon, la présence ou pas d'éléphants. En effet, celle-ci nécessiterait des analyses complémentaires pour mesurer notamment la taille des oreilles ce qui constituerait un élément majeur qui confirmerait par exemple un  passage par la savane africaine ou, à l'inverse, un maintien dans la zone asiatique soutenant ainsi la thèse défendue par l'Australie pour maintenir la zone des recherches actuelle."
Long traveling sur la mer puis retour sur Marie-France Moulard qui marche le long de la plage, les cheveux aux vents : "Comme vous le voyez Julian, les analyses sont une phase délicate et le mystère pour le moment reste entier même si les espoirs sont importants. Ce que l'on sait c'est qu'on ne sait pas grand chose mais ça on le sait ce qui est quand même mieux que si on ne le savait pas".

Julian Buté : "Merci Marie-France, pour cette analyse. Voilà ce que l'on peut dire aujourd'hui sur cette pièce d'avion retrouvée je vous le rappelle sur une plage de la côte est de la Réunion et qui pourrait appartenir au Boeing 21 divisé par 3 répété 3 fois du vol MH370 de la Malaysia Airlines."

Blog d'abdelhak kachouri, vice-président du conseil régional d'Île de France en charge de la sécurité, commandant de réserve de la gendarmerie nationale, "Prendre l'avion c'est pas dangereux mais des fois c'est dangereux. Et puis boum, d'un coup, l'avion tombe et ça fait beaucoup de morts et les familles sont contrariées et pleurent. Alors faut faire attention. Ce soir je serai au Bourget où je rencontrerai des familles pour voir avec elles si c'est pas mieux de prendre le train. Pourvu qu'on trouve des bigorneaux et des éléphants, c'est tout le sens de la conversation téléphonique que j'ai eue aujourd'hui avec mon ami le commandant Cousteau. Je proposerai dans le programme que je présenterai avec mon ami Claude Bartolone qui est mon chef que j'aime beaucoup, d'ailleurs c'est moi sur la photo au fond à droite, pour les prochaines élections régionales que je suis candidat, un grand programme pour une région plus humaine pour les bigorneaux."

Pendant ce temps, Zartoshte Bakhtiari, qui vient de terminer son troisième album photos de Nicolas Sarkozy intitulé, "Nicolas pour chef" (le premier a pour titre : "Nicolas pour un peuple" et le deuxième ; "Nicolas pour un empire") a publié une lettre ouverte au maire de Neuilly sur Marne lui demandant pourquoi les jeunes des Fauvettes avaient jeté des éléphants sur un avion de la Malaysia Airlines.

Prochain épisode : les résultats





(*) ceci est une parodie




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