samedi 23 janvier 2016

Zartoshte Bakhtiari ou la démocratie totalitaire

Zartoshte Bakhtiari serait-il déjà, à 25 ans, l'archétype d'une vision totalitaire de la démocratie ? Oxymore cultivé dans lequel tout adversaire politique n'est qu'un ennemi à abattre par tous les moyens et la liberté de parole, un outil de dénigrement, de diffamation et de calomnie ? La culture politique de Zartoshte Bakhtiari se limite-t-elle à des régimes où l'on fait taire ses adversaires d'abord en les discréditant ensuite en les emprisonnant dès que le pouvoir le permet ?

On pourrait le croire à entendre ses interventions répétées au conseil municipal, et singulièrement la dernière en date, où se succèdent, dans un emballage de mépris, des cortèges de mensonges et de salissures jusqu'aux mises en cause personnelles. Zartoshte Bakhtiari peut-il admettre qu'on peut ne pas partager ses idées et pour autant ne pas avoir l'irresponsabilité de mettre la vie des gens en danger, de plus est celle des enfants dont on a la charge, ni être un gangster qui n'a que le désir du malheur des gens ni marquer à tout moment un total désintérêt pour la vie et l'avenir des administrés et de la commune ?

Poser ces questions est d'ailleurs déjà entrer dans son jeu. Comme j'ai déjà eu l'occasion de le signifier, Zartoshte Bakhtiari applique une méthode simple qui présente en outre l'avantage de porter un voile sur son incompétence. Raison pour laquelle, sans doute, il laisse à d'autres le soin d'aborder les questions techniques ou budgétaires. Reconnaissons en même temps que les très rares fois où il s'y est essayé, il a démontré que, un, il ne connaissait pas la commune, deux, il ne travaillait pas ses dossiers et surtout , trois, il maîtrisait mal les champs de compétences d'une municipalité et de son maire; ce qui, pour un avocat soi-disant spécialiste du droit social et du droit de la fonction publique, même fraîchement émoulu, est quand même assez affligeant surtout quand on a la prétention de diriger un jour ladite commune.

Que reste-t-il donc quand on a d'un côté une certaine culture du totalitarisme et de l'autre une totale incompétence sur les sujets traités ? Discréditer, salir, abattre par tous les moyens. Pour cela, il faut manipuler l'électeur. La chose est aisée. Elle consiste à privilégier la question et à faire fi d'une réponse qui n'a de toute façon aucun intérêt puisqu'elle n'est pas l'objet de l'interpellation. Venez assister au Conseil municipal et vous verrez. C'est à chaque fois le même scénario. D'abord durant tout le conseil, Zartoshte Bakhtiari, lit et relit le texte de sa ou ses questions sans vraiment être attentif à ce qui se passe autour de lui et qu'il ne comprend de toute façon pas. Le moment venu, il appuie sur le bouton enregistrement de son téléphone portable qu'il a placé devant lui pour se filmer. Il lit son texte. Parfois de façon assez laborieuse (mais qu'est-ce qu'on apprend donc à nos gosses dans les écoles quand on voit que, même avocat aujourd'hui, ils savent si peu bien lire ?). Puis il range ses papiers en souriant, ravi des réactions scandalisées qu'il a provoquées par ses outrances. Calomnie, calomnie, il en restera toujours quelque chose et les réactions passeront toujours pour des manifestations d'enfants pris la main dans le pot de confiture. Zartoshte Bakhtiari sait tout cela et il en use et en abuse. L'étape suivante est de publier son interpellation via les réseaux (a)sociaux.

On a beaucoup glosé sur l'esprit du 11 janvier. Il faut dire que le niveau culturel moyen de nos journalistes ne contribue pas à élever le débat et peu d'entre-eux ont la capacité de comprendre le peuple qu'ils sont censés informer. Que dit le peuple ? Unis dans nos valeurs républicaines. Ces valeurs construites sans doute durant deux siècles et demi de combats, de révoltes, de massacres et de terreur. Mais des valeurs qui intègrent que les adversaires politiques ne sont pas des combattants de guerre civile. C'est sans doute parce qu'il y a des gens comme Zartoshte Bakhtiari, membres de partis dits républicains et de gouvernement, qui ont oublié ce qui fait la grandeur d'une démocratie et les devoirs qui incombent à chacun, à commencer aux responsables politiques, que la brèche est désormais ouverte et que s'y engouffrent des Front national et autres radicalités aux méthodes similaires. 

Zartoshte Bakhtiari a l'ambition d'une carrière politique. Après tout pourquoi pas ? D'une part, c'est une tradition chez les avocats et d'autre part, c'est un des rares milieux dans lesquels on peut aujourd'hui faire une carrière tout à fait honorable sans être intellectuellement brillant. Mais une question me taraude. Comment est-il possible qu'à 25 ans, à l'âge où tous les rêves relèvent du possible, on fasse encore le choix de la médiocrité plutôt que celui de la grandeur avec toute la dignité que cette qualité sous-entend ? Comment ne pas avoir l'ambition de faire parler de soi en termes de valeurs, de respect, de courtoisie, de politesse légitimant d'ailleurs et par là les convictions que l'on veut défendre ?

Ils sont si nombreux aujourd'hui, au sein du peuple, à réclamer d'autres pratiques politiques. On était en droit de les espérer auprès des nouvelles générations. Trois exemples : Marion Maréchal-Le Pen, Zartoshte Bakhtiari, Abdelhak Kachouri... l'espoir n'aura pas duré longtemps.

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