mercredi 20 décembre 2017

Ma France


J’ai connu bien des présidents et bien des gouvernements.
J’ai combattu le plus grand nombre. Il y en eut même un, sorti d’une bande dessinée, fils des amours d’Astérix et de Louis de Funès qui me couvrit de cette gêne qui s’apparente parfois à de la honte.

J’ai combattu bien des mesures, je me suis indigné bien des fois en arpentant le pavé parisien.
J’ai hurlé, vociféré, contre ces élus, mais aussi tant et tant de fois contre ce peuple tricheur, voleur, menteur qui exige chez l’autre la probité qu’il n’a pas chez lui.

Et pourtant, malgré tous mes combats, malgré tous mes désespoirs, j’ai toujours conservé la fierté d’être de cette France que je n’abandonnerai pour rien au monde, pas plus que je ne la dénigrerai, ni ne la salirai ni ne la mépriserai aux yeux de qui la regarde.

Aussi, quand je lis « Quel beau pays, vraiment ! » aux suites d’une indignation peut-être légitime peut-être pas, tant est friable le ciment né du bon sentiment, je reçois de l'auteur tout le mépris, le rejet et l’écœurement que lui inspire la patrie dont il n’a sans doute qu’une définition guerrière.

A ce moment-là, j’ai mal, j’ai mal comme un père souffrant de l’irrespect ingrat de son enfant.

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Plus la beauté prendra de place moins il en restera pour la barbarie

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